Chasseur de nuages


93 « Peor para el sol » 80×80

On raconte que les muses des poètes vivent dans les nuages.

Je ne sais pas bien pourquoi mais je ressens une particulière attirance envers les nuages.

Peut-être à cause de la variété de leurs contours et couleurs, ou bien leur relation avec l’imaginaire. Dans la fantaisie du contemplateur le plus sensible aux nuages, ces derniers se transforment en femmes, navires, animaux… Parfois ils sont sombres ou radiants de lumière lorsqu’ ils filent dans le ciel. Peu importe leurs rythmes, l’essentiel est leur incessante agilité, les voir passer dans le temps. Ou pour leur légère corporalité, condensée d’émotion et d’esthétique.

Azorín déclarait que “Les nuages sont l’image du temps” et Román de Campo Amor les décrivait comme « des voiles flottants, alphabet ambulant dans les cieux… ».

Je confesse les visiter souvent.